Polémique sur le Franc CFA : Romuald Wadagni clarifie les propos de Patrice Talon

Emmanuel Macron (président de la France) et Patrice Talon (président du Bénin) - Bénin Monde Info

L’entretien exclusif accordé par le président de la République Patrice Talon aux journalistes de RFI et France 24 où notamment il a évoqué la réforme sur le Franc CFA a été diversement commenté sur le continent et à l’international. Face à ce remue ménage, le ministre de l’économie et des finances Romuald Wadagni joint par RFI a tenu à clarifier les propos du chef de l’Etat.

Pour Romuald Wadagni, le président Talon n’a fait que répéter ce qui est su et connu de tous à savoir que le trésor français détient une partie des réserves de change de la zone UEMOA et que le mieux serait la prise en main de la gestion de l’intégralité des réserves de change de la zone par la BCEAO. « Il est connu de tous qu’une partie des réserves de change de la zone UEMOA est déposée auprès du Trésor français pour garantir la convertibilité de notre devise. Ce que le chef de l’État a dit, c’est que si cette réforme, qui est aujourd’hui souhaitée de tous et sur laquelle on est d’accord pour avancer, arrivait à terme, elle permettrait à la Banque centrale de placer ses réserves partout, auprès d’institutions financières, que ce soit en Europe, en Asie ou aux États-Unis», a-t-il tenu à clarifier. « Il s’agit donc, à terme, de la prise en main de la gestion de l’intégralité des réserves de change de la zone par la BCEAO. Tout le monde est d’accord sur ces réformes et aujourd’hui les réflexions sont en cours. (…)  Le président de la République a été clair en disant qu’il y a un aspect technique à la question et il y a aussi une question psychologique. », a-t-il ajouté.

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Pour le président de la conférence des ministres de l’UEMOA, il y a encore plusieurs questions de perceptions qui entourent le Franc CFA et sur lesquelles tous les pays concernés y travaillent.« Aujourd’hui, le sujet de la gestion de la réserve de change  par une partie tierce pose des questions de perception et il s’agit justement de travailler sur ces questions de perception. Il s’agit d’une réforme sur laquelle les parties travaillent ensemble – plusieurs pays y travaillent – et sur laquelle les réflexions sont en cours », a précisé l’argentier national.

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