L’Algérie déporte plus de 3000 ressortissants d’Afrique noire en un mois

Les autorités algériennes continuent avec la politique de déportations des migrants africains subsahariens avec pour habitude de les abandonner dans le désert, près du Niger, a rapporté le Middle East Monitor (MEMO).

Selon MEMO, l’Algérie a déporté en seulement un mois, 3 231 ressortissants d’Afrique subsaharienne. Selon les chiffres publiés par Alarme Phone Sahara, qui travaille avec un réseau de lanceurs d’alerte dans la région, ce chiffre comprend 63 femmes, 82 filles et 77 garçons. La majorité des réfugiés venaient du Niger, du Mali et de la Guinée conkary. Il y a peu, plusieurs organisations caritatives et de défense des droits de l’homme ont alerté sur la politique algérienne d’expulsion des migrants, qui consiste à les abandonner dans le désert du Sahara et les laisser se rendre à Assamaka, au Niger, à pied.

Selon le MEMO, l’été dernier, le pays d’Afrique du Nord a été pris pour cible par des organisations de défense des droits humains après l’enregistrement secret d’une vidéo sur des bus capturés au bord du désert transportant des migrants. En l’espace de 14 mois, l’Algérie a déversé plus de 13 000 personnes dans le désert, dont des femmes enceintes et des enfants, alors que les températures atteignaient les 48 degrés. Les forces de sécurités les forçaient à marcher, parfois sous la menace d’un pistolet, sans leur donner ni nourriture ni eau.

Pressions européennes

Entre décembre 2014 et novembre 2018, le ministère algérien de l’Intérieur a annoncé avoir déporté jusqu’à 37 000 Nigériens, rapporte le MEMO. Les pays d’Afrique du Nord ont réprimé l’immigration pour tenter d’empêcher les Africains subsahariens d’atteindre la Méditerranée après les pressions de l’Union européenne pour les empêcher de poursuivre leur route vers l’Europe. De plus en plus, l’Algérie subit de pressions de la part de l’Europe pour construire des centres d’hébergement des réfugiés afin qu’ils ne continuent pas à se rendre en Europe.

Dans le passé, les autorités algériennes ont déclaré que les allégations selon lesquelles ils déposaient des migrants dans le désert étaient une “campagne malveillante” et que ces accusations visaient à “porter atteinte à l’image du pays et à ses relations avec ses voisins du sud”. L’Algérie a également déclaré que les déportations avaient eu lieu dans le «plein respect de la dignité et des droits de l’homme», rapporte MEMO.

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